28 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

La maison de vacances

Hier soir, alors que j’étais allongée dans le lit aux côtés de BDA pour l’endormir (comme tous les soirs depuis 4 ans ^^) et je luttais pour rester éveillé tout en gardant les yeux fermés pour que BDA comprenne bien qu’il est tant de dormir, je sentis un petit truc me chatouiller le nez. J’ouvris grands les yeux m’attendant à trouver une migale ou un quelconque insecte, non c’était le petit doigt de Monsieur BDA qui les yeux rieurs et brillants de larmes me demanda en chuchotant si il pouvait aller faire pipi.
Ce qu’il y a de bien quand ils ont passés un certain âge et qu’ils sont autonomes, c’est qu’on peut leur répondre : »Okay, vas-y tout seul mais dépêche toi » et nous on reste tranquillou au chaud sous la couette! (oui mère indigne et j’assume!!!)
Ca n’empêche pas bien entendu de garder une oreille attentive à ce qu’il se passe derrière la porte car connaissant l’énergumène et ses petits yeux rieurs qui annoncent « je vais faire une bêtise » sait-on jamais ce qu’il va se passer!
Il commença par descendre du lit en passant par le pied au lieu de m’enjamber:
-Qu’est-ce que tu fais?
- Je passe par le tunnel! qu’il m’a répondu
Mes oreilles reconnu le bruit de ses pieds sur leur pointe marchant à pas de loup, ses petits doigts poussant tout doucement la porte de ma chambre, ses yeux épiant ce que faisait MDA et ce que diffusait la télé puis il partit précipitamment aux toilettes…la suite est somme toute normale, la chasse d’eau en moins bien évidemment (une fois sur deux il l’oublie).
Il revint enfin dans son lit où je l’attendais en compagnie de Morphée, il passa par « le tunnel » et s’allongea enfin en explosant de rire.
- qu’est-ce qu’il y a? je lui ai demandé innocemment..
- krkrkr j’ai eu peur!
je le sommai de dormir tout en repensant à « mes expéditions » dans la maison de vacances…

Mes grands-parents nous gardaient, mes cousins, ma soeur et moi durant les vacances scolaires. Nous n’étions pas très enjoués à y aller car mes grands parents étaient très casaniers pour ainsi dire ils ne sortaient de chez eux que pour aller faire les courses. Le reste du temps ils s’affairaient dans leur maison de plus 100m² habitable et leur 2000m² de terrain , sacré aire de jeux quand même pour nous!
Ma grand-mère s’obstinait à vouloir nous faire faire la sieste bien que nous ayons tous dépassé l’âge légal depuis un moment. Ma soeur, la plus petit de nous 5 devait avoir dans les 6 ans et moi, l’ainée de cousins/cousines dans les 10 ans.
Nous montions les escaliers en bois qui menaient à l’étage le tête baissée, dégoutés d’être pris pour des bébés.
Arrivés dans la grande chambre « dortoir », nous nous allongions sur les lits, ma grand-mère nous faisait les dernières recommandations « pas de bêtises » « faut dormir » « vous foutez pas le bordel » (à prononcez avec un fort accent italien), elle fermait la porte et redesecendait d’un pas lourd les escaliers en bois. Nous , nous tendions l’oreille jusqu’à entendre son « aterrissage » sur le carrelage et les sabots continués leur course jusque dans le salon. A ce moment là, les couvertures volaient et nous nous retrouvions tous les 5 au milieu de la chambre à débattre sur l’activité des 2 prochaines heures.
Bien souvent, nous jouions à « fort boyard »: nous passions chacun notre tour de lit en lit en équilibre sans faire de bruit (grand-mère veillait) et sans tomber pour aller chercher la clé imaginaire. Les co-équipiers supportaient le joueur en chuchotant mais le mélange pas de bruit/se dépêcher et ne pas tomber faisait vraiment monter le stress!
Mais, ce que nous aimions par dessus tout c’était de nous rendre dans la pièce en face qui servait de grenier où s’entassait de vielles affaires mais aussi de vieux jouets. Nous espérions découvrir un trésor!
Pour nous rendre au grenier, nous devions ouvrir la porte sans faire grincer la poignée, traverser le pallier sans pouffer de rire et ouvrir l’autre porte qui avait gonflée à cause de l’humidité: sacré expédition!

C’était un des cousins qui se collait à l’ouverture de la première porte. Nous, nous étions dérrière et nous retenions notre souffle. Il s’engouffrait sur le pallier et passait sa tête entre 2 barreaux de l’escalier pour voir si le champs était libre: grand-père était allongé sur le canapé entrain de ronfler, grand-mère sur le fauteuil à côté ronflant aussi et Derrick toujours occupé à mener l’enquête. La voie étant libre, nous rejoignîmes cousin.
Nous voici tous devant le dernier obstacle et non pas le moindre. La vitesse d’ouverture garantissant le succès de la mission ou pas selon si la porte avait fait un grand « boum » ou juste un grand courant d’air!
Nous négocions à qui se sentait le plus « apte » à pousser la porte le plus rapidement possible et selon le jour chacun s’y collait avec plus ou moins de succès mais ce que nous ne prenions pas en compte à nos jeunes âges, c’était la profondeur d’endormissement de grand-mère.
Lorsque la porte faisait le grand « boum » et que grand-mère se réveillait, nous courions tous hilares nous remettre au lit. Grand-mère montait les escaliers aussi légèrement qu’elle les avait descendues quelques temps plus tôt et nous engueulait avec son fort accent italien sans vraiment d’autorité ni cohérence dans ses propos à part « je vais le dire à vos parents ».
Mais lorsque la porte s’ouvrait sans un bruit et que nous accédions à cette grande pièce qui sentait l’humidité ey la poussière nous jouions pendant des heures oubliant même de faire attention au générique de fin de Derrick qui annonçait la fin de la sieste des grands-parents.

BDA arrive à cet âge des jeux issus de l’imaginaire. Je suis nostalgique de ce moment-là car j’en garde d’excellent souvenirs!
Et vous? quels étaient vos jeux imaginaires?

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